DES MOULINS

À eau, À vent

ÉNERGIE NATURELLE, UTILISATIONS MULTIPLES

LE MOULIN FOULON

Dès le XVIII  siècle, il y a deux types de moulins à foulon : le moulin à façon de Hollande, dont les maillets tombent vertica­lement dans la pile, et le moulin à foulon traditionnel, ou moulin de France, comme celui de Gaumier. Ce dernier se compose d’un arbre à cames qui, entraîné par une roue motrice au diamètre modeste, laisse retomber alternativement les deux mails contre la pile, aussi appelée “dorme“, où sont déposés les draps. Les maillets de Gaumier frappent en oblique le tissu plié, pour qu’il se retourne naturellement et régulièrement.

Cette pression modérée échauffe l’étoffe gorgée d’un mélange d’eau et d’ingrédients savonneux comme la terre à foulon, l’urine ou plus tard le carbonate de soude. Au moulin de Gaumier, aucune séparation n’existe entre la chambre d’eau des trois roues et les trois foulons.

LE MOULIN FOULON EN DÉTAILS

Renaud Beffeyte décrypte ses mécanismes et restaure le moulin de Gaumier situé à Cugand en bordure de Sèvre, à l’initiative du Conseil Général de la Vendée.

RESTAURATION DE MOULINS

Si les métiers traditionnels sont indispensables dans la restauration du patrimoine, dans le patrimoine bâti, bien d’autres corps de métiers interviennent et notamment des métiers modernes. La restauration d’un moulin à vent (à Saint Émilion en Gironde) montre bien toute la diversité des techniques employées.

À travers la découverte des photographies de présentation du projet de restauration d’un moulin à vent, on peut distinguer très nettement l’intérêt de ce type de projet. Les compétences professionnelles relèvent de métiers traditionnels pratiqués du Moyen Age au XIX siècle.

© Armedieval – Renaud Beffeyte 2019 – Site réalisé par Scrib’Armor